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Pour croître, Genetec est pointilleuse sur le choix de ses alliés

Genetec est sélectif dans le choix de ses partenaires, une décision stratégique qui porte fruit.

 

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Pour croître, Genetec est pointilleuse sur le choix de ses alliés

HUGO JONCAS . Les Affaires . 21-07-2012

Chine, Inde, Brésil, Mexique, golfe Persique, Europe de l’Est… Ces régions du monde en croissance accélérée seront le terrain de jeu de la montréalaise Genetec dans les prochaines années. Mais pour croître, le spécialiste de la vidéosurveillance choisit ses partenaires avec la plus grande minutie.

«On est assez sélectifs dans nos canaux de distribution, dit Guy Chénard, vice-président, ventes et développement international de l’entreprise. Certains disent même qu’on est arrogants, parce qu’on dit non.»

Genetec est un fournisseur de solutions de vidéosurveillance, de contrôle d’accès et de reconnaissance de plaques d’immatriculation pour, notamment, le commerce de détail, l’industrie des transports et les administrations publiques. Genetec vise avant tout les grandes entreprises capables d’intégrer ses systèmes à leur plateforme. Par exemple, des géants comme Alcatel-Lucent et Siemens déploient la technologie de l’entreprise aux quatre coins du continent et du globe.

Genetec fait donc des pieds et des mains pour rendre de telles entreprises «accros» à ses produits. «Nous faisons beaucoup de travail en amont pour développer des solutions susceptibles de convaincre de nouveaux clients, indique le vice-président. Nous tâchons de leur fournir des logiciels stratégiques, qui forment la « colle » de leur système.»

Genetec doit aussi refuser certaines offres de distributeurs, question de placer ses énergies aux bons endroits. «Par exemple, si j’ai déjà cinq partenaires dans une certaine région du monde, je vais peut-être dire non à un nouveau distributeur, explique Guy Chénard. Si un distributeur vend déjà le produit d’un concurrent, je peux aussi exiger qu’il ne distribue plus que le nôtre.»

Bref, l’entreprise sélectionne soigneusement ses cibles et évite de se disperser. «Nos choix sont très importants, parce que nous n’avons pas beaucoup d’argent, explique Guy Chénard. Utiliser nos propres fonds, c’est bien, parce que l’on contrôle notre destinée, mais il faut utiliser nos profits pour faire nos investissements.»

Pour l’instant, Genetec compte continuer de croître petit à petit, sans faire d’acquisitions et sans financement extérieur. Mais à plus long terme, l’entreprise songe à se lancer dans un premier appel public à l’épargne pour continuer son expansion.

Prudence en Chine

L’entreprise s’attend à vivre une croissance importante ces trois prochaines années en Chine. Elle vise avant tout les plus grands projets de vidéosurveillance dans ce pays. «On se concentre sur les plus grandes entreprises et les grands projets, d’aéroports par exemple, où on ne s’attend pas à être copiés.» Chat échaudé craint l’eau froide : Genetec a déjà eu la mauvaise surprise de voir l’un de ses logiciels copié il y a sept ans dans l’empire du Milieu. «Dans ce pays, il y a beaucoup de copie de technologie, confirme Michel Juneau-Katsuya, consultant en sécurité. Les pirates peuvent ensuite reproduire des logiciels à une fraction du coût dans les pays occidentaux.» Pour les mêmes raisons, Genetec hésite à se lancer en Russie.

En Asie, Genetec travaille désormais à partir de son bureau de Singapour, ouvert il y a deux ans. D’ici trois ans, l’entreprise pourrait avoir ouvert deux bureaux en Chine même, soit à Shanghai et Beijing.

Genetec s’attend à ce que la part de ses revenus totaux réalisée en Asie double de 10 à 20 % d’ici trois ans.

Après Montréal, le plus grand bureau de Genetec se trouve à Paris. C’est de là que l’entreprise gère ses activités en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. La France rapporte près du quart des revenus issus de ces trois régions. Et les ventes progressent dans l’Hexagone, malgré la crise de la dette européenne.

En Allemagne, la stratégie de Genetec a moins bien fonctionné. «C’est lent à démarrer à cause de différents défis, concède Guy Chénard. On doit décider si on remet de l’argent dans ce marché.»

À partir de son bureau de Dubaï, Genetec mise aussi énormément sur le marché du golfe Persique : Arabie saoudite, Qatar et Émirats arabes Unis. «Il y a de très gros projets dans ces pays, comme des aéroports avec des milliers de caméras», précise Guy Chénard.

En Amérique latine, Genetec a ouvert l’an dernier un bureau à São Paulo. L’entreprise prévoit que ses ventes au Brésil rattraperont bientôt celles qu’elle réalise au Mexique, son plus important marché dans cette partie du monde.

Encore très américaine

(répartition géographique des ventes)

Amérique du Nord (hormis le Mexique) 65 %

Amérique latine (y compris le Mexique) 4 %

Asie 6 %

Europe, Moyen-Orient et Afrique 25 %

Principaux concurrents

Nice Systems

Derint

Indigo Vision

Milestone

La PME mise sur la vidéosurveillance (répartition des ventes par produit)

Services 21 %

Contrôle d’accès 10 %

Reconnaissance des plaques d’immatriculation 9 %

Vidéosurveillance 60 %

Augmentation des effectifs

173 employés en 2007

412 employés en 2011 (dont 100 à l’extérieur de Montréal)

Source : Genetec

LES ENJEUX AUXQUELS FAIT FACE GENETEC

LE RISQUE

Se faire dépasser

Partout dans le monde, le plus grand risque auquel est confronté Genetec est de voir ses produits relégués au second rang par ceux de la concurrence. «Il y a beaucoup de poissons dans le même aquarium, celui des entreprises de vidéosurveillance», dit Michel Juneau-Katsuya, un consultant en sécurité. L’entreprise doit donc constamment innover pour s’assurer de protéger ses parts de marché. «Tout se joue sur la qualité de la technologie. Qualité de l’image. Qualité de la transmission : est-ce que ma bande passante est suffisante ?»

Servomex sur Youtube

Servomex démarre sa chaîne sur youtube.

Cette information devient très intéressante pour Digico.  Nous pouvons voir l’utilisation finale des produits que l’on fabrique ainsi que leur implication dans différent domaine.

Bon visionnement : http://www.youtube.com/servomex

Autolib’ et la Bluecar démarre en trombe

Déjà 2800 abonnés au projet parisien Autolib’

Voici un article sur le sujet provenant de leParirien.fr

 

 

 

 

BatHium: les super batteries de Boucherville

Félicitation à l’équipe BatHium de Boucherville!

Jean-Luc Monfort, directeur général de BatHium Canada, assis sur l’une des batteries que la PME de Boucherville fabrique et pour laquelle elle vient d’investir 176 millions. Cette batterie propulsera entre 3000 et 5000 voitures électriques dans la région parisienne.

Publié le 20 septembre 2011 à 10h38 | Mis à jour à 10h38

Lien CyberPresse

eJean-Luc Monfort, directeur général de BatHium Canada, assis... (Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale)

Jean-Luc Monfort, directeur général de BatHium Canada, assis sur l’une des batteries que la PME de Boucherville fabrique et pour laquelle elle vient d’investir 176 millions. Cette batterie propulsera entre 3000 et 5000 voitures électriques dans la région parisienne.

C’est connu: les Européens sont en avance sur nous en matière de transports alternatifs. D’ici la fin de l’année, les Parisiens auront accès à des bornes libre-service de location de voitures électriques. Bref, l’équivalent du BIXI, mais en version quatre roues.

Ce type de voiture électrique, la Bluecar, sera propulsé par une super batterie fabriquée à Boucherville par l’entreprise BatHium Canada. Celle-ci vient d’investir 176 millions dans ses installations et compte créer 245 nouveaux emplois.

Objectif de cet investissement: faire passer la production de batteries rechargeables au lithium de 500 à 15 000 unités annuellement.

«L’argent servira surtout à agrandir nos installations et à acheter de l’équipement de production. Sur les 245 nouveaux emplois, nous en avons déjà créé 70 depuis le printemps», explique Jean-Luc Monfort, directeur général.

 Dans la foulée, la PME vient de mettre la main sur une entreprise voisine. Elle compte y emménager à court terme.

BatHium comptait déjà deux usines totalisant 24 000 mètres carrés. Elle occupera dorénavant tout un quadrilatère de la zone industrielle de Boucherville.

Recrutement de main-d’oeuvre

Malgré ces bonnes nouvelles, Jean-Luc Monfort reconnaît que le recrutement de main-d’oeuvre est plus ardu que prévu.

«Ça va pour les ingénieurs. Mais trouver des opérateurs de machine, ce n’est pas évident. Notre objectif est d’être opérationnel 24 heures sur 24, sept jours sur sept», dit ce Breton d’origine.

Le manufacturier de Boucherville, fondé en 2007, est une filiale du Groupe Bolloré, un géant français qui figure sur le palmarès Fortune 500 avec des revenus de 7,5 milliards d’euros.

Son grand patron, Vincent Bolloré, a investi quelque 2 milliards d’euros dans la filière des voitures électriques depuis 20 ans.

C’est d’ailleurs Bolloré qui a pour mandat de mettre en place le programme de location (baptisé Autolib) de la Bluecar en France.

D’ici 10 ans, le holding français construira, selon les plans du carrossier italien Pininfarina (Ferrari, Maseratti, etc.), et mettra en location entre 3000 et 5000 voitures électriques dans la grande région parisienne. Une manne pour BatHium qui en profitera pour investir en R&D dans ce marché en croissance que sont les véhicules électriques.

Batteries rechargeables

La batterie de la PME porte le nom de LMP (lithium-métal-polymère). Certaines de ses composantes ont été brevetées par Hydro-Québec. Développant 30 kw/h d’énergie, elle offre une autonomie variant entre 250 et 300 km.

Ce qui en fait l’une des batteries rechargeables les plus performantes destinées aux voitures électriques. La LMP pèse 300 kg et sa taille est comparable au matelas d’un lit d’enfant (bassinette).

Sur les 276 millions investis à Boucherville, 16 millions proviennent du gouvernement du Québec. La balance résiduelle est un investissement privé du Groupe Bolloré.

Ironiquement, ce n’est pas demain que la batterie LMP sera utilisée au Québec. Du moins, pas à court terme. Comme quoi, nul n’est prophète en son pays.

Harry Potter : D-BOX réalisera des effets spéciaux

L’entreprise québécoise Technologies D-BOX a annoncé mardi qu’elle avait conclu une entente avec Warner Bros. Pictures afin de réaliser certains effets spéciaux du dernier film de la saga Harry Potter. »Harry Potter et les reliques de la mort II », qui sortira en salle le 15 juillet, est le troisième long-métrage de la série sur le célèbre sorcier auquel collabore Technologies D-BOX. Encore une fois, la compagnie basée à Longueuil utilisera la technologie du mouvement immersive qu’elle a développée pour conférer un plus grand réalisme à certaines scènes, dont celle où les jeunes héros se battent ou volent. Technologies D-BOX a travaillé sur de nombreux productions hollywoodiennes, dont « Pirates des Caraïbes: La fontaine de jouvence » de Walt Disney Studios qui prendra l’affiche en mai.

http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/technologies-et-telecommunications/harry-potter–d-box-realisera-des-effets-speciaux/530306?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=techno_04-mai-2011